dimanche 24 mars 2013

Les Michelines

   Il arrive très souvent que le nom de " Micheline " soit utilisé dès que l'on parle d'autorail. En effet, beaucoup de gens attribuent familièrement ce surnom à tous les autorails, quels qu'ils soient. Mais qui était vraiment cette Micheline ? 

 Un Nouveau concept

 

    Forte de son expérience dans le pneumatique, la société française Michelin se lance dans l'étude d'un autorail léger, équipé de pneumatiques spéciaux afin d'améliorer grandement le confort des voyageurs. En 1929, s'effectuent les premiers essais de pneumatique sur rail, tout d'abord sur le réseau privé de la société Michelin à Clermont Ferrand, puis ensuite sur des petites portions du réseau PO.
Le 10 septembre 1931, Marcel Michelin ( fils d'André Michelin, cofondateur de la société Michelin ) organise une démonstration grandeur nature pour assurer la promotion de ce nouveau type d'autorail. Ce jour là, le prototype n°5, appelé " Micheline type 5" , assure les 220 km séparant la gare de Paris Saint-Lazare à celle de Deauville en 2h03, pauses comprises, soit une vitesse moyenne de 107 km/h, avec des pointes à 130 km/h ! L'exploit est relayé par les journaux, et Michelin vient de réussir son pari sur le pneu-rail.  

la Micheline type 5, qui relia Paris et Deauville en un peu plus de 2h.

Ce nouveau type d'autorail offre plusieurs avantages. Il procure tout d'abord un très bon confort aux voyageurs et il diminue aussi les bruits de roulement. De plus, le pouvoir adhérent des pneus permet à l'autorail d'avoir de fortes accélérations ainsi qu'un freinage puissant sans faire patiner les roues. 

Plusieurs Modèles

   Entre 1929 et 1939, Michelin a mis au point plusieurs versions d'autorails sur pneu, le premier étant simplement testé avec un véhicule Renault de 40 cv !  Environ 125 exemplaires de Michelines seront produits, voici donc les séries les plus connues. 

Micheline type 11


La Micheline type 11
    Mise en service en 1932, elle fut construite à 11 exemplaires et offrait un total de 24 places. Sa silhouette était similaire à celle d'un véhicule routier, avec à l'avant une cabine de conduite du type camion, on devait donc retourner l'engin en fin de parcours. Les Michelines du type 11 seront par la suite modifiées en remplaçant cet unique poste de conduite par une cabine surélevée ( un peu comme sur le " Picasso " ) pour éviter le retournement. Ces autorails furent retirés de la circulation en 1939. 


La Micheline type 16
    Utilisée à partir de 1933, elle fut construite à 26 exemplaires. Équipée d'un poste de conduite surélevé, elle pouvait circuler en jumelage. La caisse était disposée sur 2 bogies composés chacun de 3 essieux. Le moteur à essence Hispano de 220 ch permettait d'atteindre une vitesse maximale de 90 km/h.

Micheline type 20


La Micheline type 20,21 et 22
    En 1934 est conçu un modèle plus long, offrant une capacité 56 places, et monté sur 2 bogies à 4 essieux.  C'est le modèle le plus répandu, avec un total de 52 exemplaires construits entre 1934 et 1937.




 La Micheline type 23
    Entre 1936 et 1938, Michelin conçoit un nouvel autorail, encore plus long, offrant cette fois ci 96 places, soit 40 de plus que sur les types 20 à 22. Ce mono-caisse d'environ 30 mètres de long était porté par 3 bogies à 4 essieux. ( 2 bogies porteurs aux extrémités ainsi qu'un bogie moteur au centre de l'autorail et qui pouvait se déplacer transversalement ). Muni cette fois ci d'un moteur Panhard de 400 ch, cet autorail atteignait la vitesse maximale de 135 km/h. Il était équipé d'une cabine de conduite à chaque extrémité. 

  Micheline du type 23. Ces autorails ont circulé en France jusqu'en 1952
La Micheline type 33
    Michelin étudie l'élaboration d'une rame à 3 éléments posés sur 4 bogies ( dont 2 bogies moteurs situés de chaque côté de l'élément central ) Cette composition mesurait un peu plus de 45 mètres de long. Elle pouvait accueillir 108 voyageurs dont 48 en première classe. 

La fin des Autorails sur pneus

   Malgré les avantages procurés par l'utilisation de pneumatiques, les Michelines disparaitront assez rapidement du paysage ferroviaire français vers 1952. En effet, la masse par essieu étant très limitée, il était nécessaire aux Michelines d'avoir un nombre important d'essieux, or la résistance au rail étant plus forte qu'avec des roues métalliques, ces autorails devaient se munir d'une motorisation beaucoup plus puissante. Ce qui a engendré des couts d'exploitation et d'entretien plus élevés. Le pneu s'use également plus vite, sans oublier les risques de crevaison. 

   Même si depuis plus de 60 ans, il n'y a plus de " Michelines "  sur le réseau ferroviaire français, le terme est resté longtemps dans le langage courant, comme pour définir tous les autorails en général.


mardi 19 mars 2013

Ferrovi'Art 2013, les 22, 23 et 24 mars 2013

  

  Ferrovi'Art est un salon annuel dédié à l’artisanat d’exception du modélisme ferroviaire européen. Pour sa 7ème édition consécutive, cette manifestation a lieu de nouveau à Cergy Pontoise. Ce salon est organisé par l'association Traverses des Secondaires. Cette année le salon se déroule les 22, 23 et 24 mars au parc des expositions de Cergy Pontoise, Hall Saint Martin.
  
Horaires d'ouverture du salon
Vendredi 22 mars de 16h à 21h
Samedi 23 mars de 10h à 19h
Dimanche 24 mars de 10h à 16h

Le prix du billet d'entrée est de 6 €.

Plus d'info sur :  http://www.ferroviart.fr




dimanche 17 mars 2013

La Bouteille à encre

   Construite par les établissements Cail, cette locomotive prend vite le surnom de bouteille à encre, sa silhouette ressemblant aux encriers des écoliers à l’époque.

   Entre 1878 et 1889, la compagnie du Nord met en service des locomotives à chaudière verticale. Ces petites machines à vapeur utilisent un système de chaudière à vaporisation rapide et sont utilisées jusque durant les années 30 pour le service des manœuvres sur les embranchements, dans les usines, ateliers et dépôts. Ses faibles dimensions ( seulement 4,46 m de longueur ) lui permettent de pouvoir facilement virer sur les plaques tournantes à faible diamètre. D'une masse de 18 tonnes en charge, ces locomotives étaient très légères et pouvaient sans problèmes être acceptées par les voies les plus faiblement armées des embranchements industriels ou des exploitations. Leur vitesse était très lente, car elles ne roulaient qu'à 20 km/h. C’était pour ainsi dire l’ancêtre du locotracteur.


La chaudière à vaporisation rapide

   Le principal inconvénient posé par le principe de la locomotive à vapeur est la durée nécessaire à la mise sous pression des machines. Cependant les locomotives de manœuvres sont utilisées à tout moment pour de courtes tâches, il faut donc les maintenir sous pression en permanence, consommant inutilement du charbon et de l'eau. Le principe de la chaudière à vaporisation rapide, utilisée à l’époque pour les automobiles à vapeur et les tramways, semble être donc une solution pour raccourcir le temps de mise en pression des machines. Celles ci sont prêtes en moins d’une heure, parfois même en quelques minutes, grâce à d’innombrables petites tubulures par lesquelles l’eau est rapidement chauffée. Mais ce système a pour inconvénient d’être fragile, de s’encrasser rapidement, et de développer peu de puissance.




mardi 12 mars 2013

Il neige ...!

En ces périodes très neigeuses, voici quelques vidéos impressionnantes de trains chasse-neige aux U.S.A.









dimanche 10 mars 2013

Merci d’être toujours plus nombreux !





L'air de rien ... Le blog de Nikko vient de dépasser les 2000 connexions, et avec ses 54 fans sur la page facebook, je ne m'attendais pas à un tel succès. Je profite de ce message pour vous remercier chaleureusement de votre fidélité. Prochaine étape ... les 10000 visites !

jeudi 7 mars 2013

Un ancien tunnel ferroviaire transformé en cave d'affinage

   A Ambierle, près de Roanne, un ancien tunnel ferroviaire à l'abandon depuis 1939 connait une seconde vie. Jadis, il voyait passer un vieux train à vapeur qui desservait les villages de montagne entre Vichy et Roanne, aujourd'hui il accueille environ 80 tonnes de fromages qui viennent passer entre quatre et 24 mois d'affinage. D'une longueur de 180 mètres et légèrement incurvé, ce tunnel offre apparemment des conditions d'affinage optimales. Grâce à son isolation naturelle, il n'y gèle jamais et la température reste constante (environ 10 degrés) avec un taux d'humidité de 98%.


vendredi 1 mars 2013

" Du Réel en Miniature " les 13 et 14 Avril 2013, à Butry/Oise ( 95 )


   Une belle exposition ferroviaire se déroule les 13 et 14 Avril 2013, à Butry/Oise, dans le 95, près de Valmondois. De très beaux réseaux seront proposés à la Salle des fêtes de la mairie, ainsi que la possibilité de visiter le Musée des Tramways à vapeur et des chemins de Fer secondaires. 



   Tarifs : 5 euros, 3 euros ( pour les 3- 12 ans ), gratuit ( pour les moins de 3 ans ).

   Accessible par la gare de Valmondois

   Plus d'infos sur :